L’Institut Français de
Cotonou accueille ce vendredi 25 novembre 2016, à 20h30, la représentation de la pièce "La bicyclette ou l’éloge de
l’incertitude". Il s’agit d’une création commune de la compagnie "Coco
Théâtre" du Bénin et de "l’Atelier du possible", basé à
Grenoble, en France. Un spectacle qu’il faut suivre pour trois raisons
évidentes.
La première raison qui peut motiver à suivre ce spectacle,
une mise en en scène de Laurence Jay, c’est le caractère passionnel de
l’histoire. Il s’agit, en effet, d’un fait réel. Une histoire vraie, vécue par
un Béninois. Il s’appelle Carlos Bossouvi. Lui qui, dans un exploit laissant pantois plus d’un, a réussi à
parcourir 6500 kilomètres à vélo pour joindre la France. Et il a mis
trois mois pour y arriver. S’est-il donné cette peine à la quête de
l’Eldorado ? « Non », répond Laurence Jay. Et elle
justifie : «Carlos a parcouru ces 6500 kilomètres dans un réseau sportif
solidaire. Chaque kilomètre parcouru rapportait à une association française, 1
Euro….Son geste m’a davantage ému parce que depuis que je viens au Bénin, j’ai
beaucoup de mal à supporter, quand je
suis en France, le regard que les Occidentaux en général portent sur l’Afrique.
C’est un regard très simpliste. Carlos a eu l’idée, le génie, qui démontre tout
simplement que l’Afrique de l’Ouest a ses propres forces et a pu, quelle que
part, rapporter la somme de 6500 Euros à une association française »,
s’est réjouie Laurence Jay. Et c’est là
qu’intervient la 2ème raison qui doit motiver à suivre le spectacle. Il en est ainsi
parce que désormais, cette histoire exceptionnelle de Carlos Bossouvi, quitte
les 133 pages du livre intitulé "Un
défi solidaire : 6500km à vélo du Bénin à la France", écrit par
Catherine Etienne pour atterrir sur la planche.
Par quelle alchimie, le metteur en scène fera-t-il vivre l’émotion de
l’histoire aux spectateurs ? Cette réponse doit davantage motiver à aller
suivre le spectacle.
Et la dernière raison qui doit motiver à suivre "La
bicyclette ou l’éloge de l’incertitude", c’est le duo qui sera sur la scène. Il s’agit
des comédiens Anicet Adanzounon du Bénin et Johan Musy de la France. Tous
deux, reconnus comédiens de talent, promettent donner le meilleur d’eux-mêmes
pour offrir aux spectateurs, un spectacle vivant, surtout débarrassé de tout
ennui, comme l’aiment bien les Béninois. Il faut préciser qu’après l’étape de Cotonou,
l’Institut français de Parakou va accueillir le même spectacle, le 30 novembre
2016 à 20heures 30 minutes.
Donatien GBAGUIDI
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